⚠️ Ce guide est uniquement informatif et éducatif. Il ne constitue aucun conseil juridique, fiscal ou financier. Consultez un notaire pour votre situation personnelle.

Que faire quand un proche décède en Belgique ?

Vérifié par droits-succession-calculateur.be · Tarifs officiels 2026 ·

Guide pratique 2026 : démarches urgentes, délais légaux, déclaration de succession et droits des héritiers - étape par étape.

Vérifié par droits-succession-calculateur.be · Tarifs officiels 2026 · Dernière mise à jour : avril 2026 · Contenu informatif, pas de conseil

Rédigé par · droits-succession-calculateur.be · Sources officielles : Vlaamse Codex, Code wallon · Mis à jour : avril 2026

Le décès d'un proche est une épreuve difficile. En Belgique, certaines démarches administratives doivent être accomplies rapidement, parfois dans des délais très courts. Ce guide vous présente les étapes essentielles à suivre, de l'annonce du décès jusqu'au paiement des droits de succession.

Important : Ce guide est à titre informatif. Les délais et procédures peuvent varier selon la situation familiale, la région et la présence ou non d'un testament. Consultez un notaire pour un accompagnement personnalisé.

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Étape 1 - Dans les premières 24 à 48 heures

1

Faire constater le décès par un médecin

Un médecin doit établir le certificat médical de décès. À domicile, appelez le médecin traitant ou les services d'urgence. À l'hôpital ou en maison de repos, c'est l'établissement qui s'en charge.

2

Déclarer le décès à l'état civil de la commune

La déclaration doit être faite à la commune du lieu du décès, généralement dans les 24 heures. Munissez-vous du certificat médical, de la carte d'identité du défunt et, si possible, du livret de mariage. La commune délivrera l'acte de décès officiel.

3

Contacter les pompes funèbres

L'organisation des funérailles peut se faire parallèlement aux démarches administratives. Vérifiez si le défunt avait souscrit un contrat obsèques ou laissé des instructions spécifiques dans son testament.

Étape 2 - Dans la première semaine

4

Contacter un notaire

Le notaire est votre interlocuteur principal pour la succession. Il recherche les testaments et actes notariés, identifie les héritiers légaux, établit la déclaration de succession et coordonne le règlement de la succession. Vous pouvez choisir librement votre notaire.

5

Prévenir les organismes essentiels

Contactez rapidement : l'employeur ou l'organisme de retraite (ONSS, ONP), la mutuelle de santé, les organismes de crédit et banques, et les compagnies d'assurance. Certains paiements peuvent être bloqués ou continuer à être débités - mieux vaut agir vite.

6

Prendre connaissance du testament (s'il existe)

Tout testament notarié est enregistré au Registre Central des Testaments (RCT). Le notaire y accède automatiquement. Si le défunt avait rédigé un testament olographe (manuscrit), il doit être remis au notaire pour dépôt et ouverture officielle.

Délais légaux à respecter absolument

24-48h

Déclaration de décès à la commune

Obligatoire dans la commune du lieu de décès. Sans acte de décès officiel, les autres démarches sont bloquées.

1 mois

Clôture des comptes bancaires joints

Les banques bloquent généralement les comptes dès qu'elles sont informées du décès. Certains retraits peuvent être autorisés (frais funéraires). Un certificat d'hérédité est souvent requis.

3 mois + 40 jours

Délai pour accepter ou renoncer à la succession

Vous disposez de ce délai pour décider si vous acceptez purement et simplement, acceptez sous bénéfice d'inventaire, ou renoncez à la succession. Passé ce délai, vous êtes réputé acceptant. Ce délai est prolongeable.

4 mois

Dépôt de la déclaration de succession (décès en Belgique)

C'est le délai légal pour soumettre la déclaration de succession à l'administration fiscale régionale. Ce délai est de 5 mois si le décès a eu lieu en Europe, et 6 mois hors Europe. Des pénalités s'appliquent en cas de retard.

Accepter ou renoncer à la succession

Avant de toucher quoi que ce soit de la succession, vous devez décider si vous l'acceptez. Il existe trois options :

  • Acceptation pure et simple : vous héritez de tous les actifs mais aussi de toutes les dettes. Si les dettes dépassent les actifs, vous devrez les payer sur vos propres deniers.
  • Acceptation sous bénéfice d'inventaire : vous héritez des actifs sans jamais être tenu aux dettes au-delà de leur valeur. Protection maximale, mais procédure plus lourde (inventaire notarié, déclaration au tribunal).
  • Renonciation : vous renoncez à tout droit sur la succession, y compris ses actifs. Vous n'êtes pas tenu aux dettes. Acte notarié ou déclaration au tribunal requis.

En pratique, si la situation financière du défunt est inconnue ou potentiellement déficitaire, l'acceptation sous bénéfice d'inventaire est la plus prudente.

La déclaration de succession

La déclaration de succession est le document officiel qui liste l'ensemble du patrimoine du défunt (actifs et passifs) au moment du décès. Elle est établie par le notaire en collaboration avec les héritiers et soumise à l'administration fiscale régionale compétente :

  • Flandre : Vlaamse Belastingdienst (Vlabel) - déclaration en ligne via MyMinfin ou via le notaire
  • Bruxelles : Administration générale de la Documentation patrimoniale (SPF Finances)
  • Wallonie : Service public de Wallonie Fiscalité

La déclaration doit être déposée dans les 4 mois suivant le décès (si décès en Belgique). Un retard entraîne une amende et des intérêts de retard à compter de la date d'échéance.

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Comment sont calculés les droits de succession ?

Les droits de succession sont calculés sur la part nette héritée par chaque héritier, selon son lien de parenté avec le défunt et la région de résidence du défunt. Les taux varient considérablement :

  • Ligne directe (enfants, petits-enfants) : de 3% à 27% en Flandre, de 3% à 30% à Bruxelles et en Wallonie
  • Frères et sœurs : jusqu'à 55% en Flandre, 65% à Bruxelles et en Wallonie
  • Autres : jusqu'à 55% (Flandre) ou 80% (Bruxelles et Wallonie)

La région compétente est celle où le défunt avait son domicile fiscal le plus longtemps au cours des 5 dernières années. Si le défunt a déménagé récemment, cela peut influencer les tarifs applicables.

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Le paiement des droits de succession

Après dépôt de la déclaration, l'administration fiscale établit un avertissement-extrait de rôle envoyé à chaque héritier. Ce document indique le montant dû et le délai de paiement. En pratique, comptez 2 à 6 mois après le dépôt de la déclaration.

Les droits de succession peuvent parfois être élevés - notamment si le patrimoine comprend des immeubles. Dans ce cas, certaines régions permettent des facilités de paiement ou un paiement échelonné. Renseignez-vous auprès du notaire ou de l'administration fiscale compétente.

Quelques points souvent mal compris

Les dettes du défunt

Les dettes (prêt hypothécaire, cartes de crédit, factures impayées) font partie de la succession. Elles sont déduites de l'actif brut avant calcul des droits de succession. C'est pourquoi il est crucial d'établir un inventaire complet avant d'accepter la succession.

Les assurances-vie

En principe, le capital d'une assurance-vie avec bénéficiaire désigné ne fait pas partie de la masse successorale. Toutefois, certains cas (primes versées dans les 3 ans ou sous conditions) peuvent être réintégrés. Consultez votre notaire.

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Le logement familial

En Flandre, le logement familial est totalement exonéré de droits de succession pour le partenaire survivant (époux ou cohabitant légal). À Bruxelles et en Wallonie, des abattements partiels existent. C'est souvent l'exonération la plus significative.

Organismes à prévenir après un décès

Notifier le bon organisme rapidement évite des prélèvements erronés, des complications administratives et parfois des pénalités. Voici la liste complète des organismes à contacter, généralement dans le premier mois.

Organismes sociaux

  • ONSS (cotisations sociales)
  • ONP / VDAB (pension de retraite)
  • Mutuelle de santé
  • CPAS si la personne recevait une aide
  • Caisse d'allocations familiales

Banques et finances

  • Toutes les banques du défunt
  • Organismes de crédit (prêt auto, hypothèque)
  • Gestionnaires d'investissements
  • SPF Finances (pour les déclarations fiscales)
  • MyMinfin (pour consulter les dettes fiscales)

Assurances et contrats

  • Assurance-vie (capital à réclamer)
  • Assurance habitation (continuer à couvrir le bien)
  • Assurance auto (résiliation ou transfert)
  • Assurance hospitalisation / assistance
  • Assurance protection juridique

Services courants

  • Opérateur téléphonique (résiliation ou transfert)
  • Fournisseur d'énergie (gaz, électricité)
  • Abonnements streaming (Netflix, Spotify…)
  • Syndic de copropriété (si appartement)
  • Propriétaire bailleur (si locataire)

Astuce pratique : demandez une trentaine d'exemplaires de l'acte de décès à la commune dès le début. Chaque organisme en exige un original ou une copie certifiée. En avoir assez dès le départ évite des allers-retours fastidieux.

Accès aux comptes bancaires après un décès

En Belgique, les banques bloquent les comptes dès qu'elles sont informées du décès. Voici ce qui se passe concrètement :

  • Comptes individuels du défunt : bloqués immédiatement. Accès uniquement via un certificat d'hérédité (délivré par le notaire ou la commune) ou une attestation de l'administration fiscale.
  • Comptes joints : généralement accessibles au survivant pour les dépenses courantes (nourriture, factures), mais souvent partiellement bloqués pour les retraits importants.
  • Frais funéraires : la loi belge autorise le prélèvement de fonds sur les comptes du défunt pour couvrir les frais funéraires, dans la limite de 5.000 €, sur présentation de la facture des pompes funèbres.
  • Domiciliations actives : certains prélèvements automatiques continuent après le décès. Informez les créanciers rapidement pour éviter des complications.

Le certificat d'hérédité

Le certificat d'hérédité (ou acte de notoriété) est le document officiel qui identifie les héritiers légaux du défunt et leurs droits respectifs. Il est indispensable pour :

  • Débloquer les comptes bancaires
  • Vendre ou transférer des biens immobiliers
  • Percevoir des assurances-vie sans bénéficiaire désigné
  • Accéder aux coffres-forts bancaires

En Belgique, le certificat d'hérédité peut être délivré par le notaire (payant, environ 100-200 €) ou, pour les successions simples sans immeubles, par l'administration communale (gratuit ou peu coûteux). Le notaire reste recommandé pour les successions complexes.

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Voir aussi : Checklist décès - 25 étapes à cocher · Guide des droits de donation · Démembrement de propriété · Comparer les régions · Refuser un héritage

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Questions fréquentes

Dans les 24 heures : faire constater le décès par un médecin et le déclarer à la commune. Ensuite : contacter un notaire, prévenir l'employeur, la mutuelle et les caisses de pension du défunt, et résilier les contrats courants.

4 mois à compter du décès si celui-ci a lieu en Belgique, 5 mois si en Europe, et 6 mois si hors d'Europe. En cas de retard, des amendes et intérêts de retard sont appliqués dès la date d'échéance.

Vous avez 3 options : accepter purement et simplement (actifs ET dettes), accepter sous bénéfice d'inventaire (protection contre les dettes excessives) ou renoncer. Vous disposez d'un délai de 3 mois et 40 jours pour décider, prolongeable sur demande au tribunal.

Après réception de l'avertissement-extrait de rôle envoyé par l'administration fiscale régionale, suite au dépôt de la déclaration. En pratique, comptez 2 à 6 mois après le dépôt.

Chaque héritier est personnellement responsable des droits sur sa propre part, calculés selon son lien de parenté avec le défunt et la région concernée.

C'est le formulaire officiel listant tous les biens et dettes du défunt au moment du décès. Établi par le notaire, il est soumis à l'administration fiscale régionale et sert de base au calcul des droits de succession.

Juridiquement, non : les biens appartiennent à la succession et il faudrait l'accord de tous les héritiers pour les déplacer. En pratique, retirer des objets sans accord peut être interprété comme une acceptation pure et simple de la succession. Si vous souhaitez entrer dans le logement pour des raisons pratiques (sécuriser, relever le courrier), il est préférable d'en informer le notaire au préalable.

Le notaire consulte automatiquement le Registre Central des Testaments (RCT) géré par la Fédération Royale du Notariat belge. Tout testament notarié y est enregistré. Si le défunt avait rédigé un testament olographe (manuscrit), celui-ci peut se trouver chez lui, dans un coffre bancaire, ou avoir été déposé chez un notaire pour conservation. Le notaire est la première personne à contacter pour cette recherche.

Ne pas accepter la succession à la légère. Si les dettes pourraient dépasser les actifs, choisissez l'acceptation sous bénéfice d'inventaire : vous héritez des actifs sans jamais devoir payer plus que leur valeur. Si les dettes sont clairement supérieures aux actifs, la renonciation est possible et vous n'êtes alors tenu à rien. Ne prenez aucune décision avant d'avoir une image complète du passif (emprunts, dettes fiscales, factures impayées, garanties données).

Pour les successions simples (pas d'immeubles, héritiers majeurs d'accord, pas de testament complexe), il est théoriquement possible de se passer d'un notaire pour certaines démarches. Toutefois, le notaire reste indispensable pour : transférer la propriété d'un bien immobilier, rechercher les testaments au Registre Central, et rédiger certains actes officiels. La commune peut délivrer un certificat d'hérédité gratuit pour les successions simples sans immeuble.

Si un héritier est introuvable, le notaire peut faire appel à un généalogiste successoral pour retrouver les héritiers légaux. Si un héritier refuse de coopérer ou de signer les actes de partage, les co-héritiers peuvent saisir le tribunal de la famille pour obtenir un partage judiciaire. Cette procédure est longue (1 à 3 ans) et coûteuse. Un médiateur notarial peut parfois débloquer la situation à l'amiable.

Pour une succession simple (héritiers en ligne directe, pas de conflit, patrimoine clair), comptez 4 à 12 mois. Pour une succession complexe (immeubles, entreprise, héritiers multiples, testament contesté, dettes), la procédure peut durer de 2 à 5 ans. La déclaration de succession doit être déposée dans les 4 mois, mais le partage effectif des biens peut prendre bien plus de temps selon les circonstances.